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Lundi 5 octobre 2026 Édition Togo

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Économie

Croissance de 7 % en 2031 au Togo : sur quoi repose le pari du gouvernement ?

Le Togo prévoit une croissance de 6,3 % en 2026 et 7 % en 2031. Agriculture, industrie, services : les moteurs et les risques de ce scénario.

Publié le · 2 min de lecture
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Toute la stratégie fiscale du Togo repose sur une hypothèse : une économie qui continue de croître vite. Selon la SRMT 2027-2031, la croissance doit passer de 6,3 % en 2026 à 7 % en 2031, soit une moyenne de 6,6 % par an.

Un historique solide

Ce scénario s’appuie sur des performances récentes. Entre 2021 et 2025, la croissance réelle a atteint 6 % en moyenne, et 6,1 % en 2025. Le PIB nominal est passé de 4 736,6 milliards FCFA en 2021 à 6 866 milliards en 2025. L’inflation est retombée à 0,4 % en 2025, après un pic de 7,6 % en 2022.

Les trois moteurs

  • Les services, principal moteur avec une contribution de 3 points à la croissance sur 2021-2025, portés par l’administration publique, les transports, les communications et le commerce.
  • L’agriculture, en hausse moyenne de 5,5 %.
  • L’industrie, en hausse moyenne de 5,3 %, soutenue par les activités manufacturières.

Du côté de la demande, la consommation des ménages et l’investissement (21,6 % du PIB en moyenne) tirent l’activité.

Pourquoi c’est essentiel pour les impôts

Une économie qui croît, ce sont plus d’entreprises, plus de salaires, plus de consommation, et donc plus de recettes fiscales. Le PIB nominal doit atteindre 11 317 milliards FCFA en 2031. Une partie importante de la hausse attendue des impôts dépend directement de cette progression.

Les risques identifiés

Le document ne cache pas les menaces : insécurité dans le nord du pays et dans la sous-région, chocs extérieurs comme la volatilité des prix des matières premières ou les conflits internationaux, concurrence des ports et corridors des pays voisins et baisse progressive des droits de douane avec la ZLECAf, la zone de libre-échange continentale africaine. Si la croissance ralentit, c’est toute la trajectoire des recettes qui devra être revue.

Source : Ministère des Finances et du Budget, SRMT 2027-2031 ; DGEAE, cadrage d’avril 2026.

À poursuivre