Le Togo a besoin de financer des routes, des écoles, des hôpitaux et sa sécurité. Mais il ne peut pas emprunter sans limite. Les règles communes de l’UEMOA et de la CEDEAO l’encadrent, et la Stratégie de mobilisation des recettes 2027-2031 en fait un point de départ de sa réflexion.
Les deux règles à connaître
Le déficit budgétaire ne doit pas dépasser 3 % du PIB. Le déficit, c’est l’écart entre ce que l’État dépense et ce qu’il encaisse sur une année. En 2025, il s’élevait à 3,2 % du PIB. Il s’est fortement réduit ces dernières années, mais reste encore légèrement au-dessus de la norme.
La dette publique doit rester sous 70 % du PIB. Elle atteignait 62,8 % en 2025. Le Togo respecte donc ce critère, mais la marge se réduit.
Pourquoi ces règles existent
Les pays de l’UEMOA partagent la même monnaie, le franc CFA. Si un État s’endette trop, il fragilise la confiance dans toute la zone. Ces critères de convergence protègent la stabilité commune. Pour le Togo, ils signifient qu’il ne peut pas financer de nouvelles dépenses uniquement par l’emprunt.
Le coût de la dette pèse
Le document souligne que les chocs internationaux, l’inflation importée et la hausse des taux d’intérêt « augmentent le coût de la dette ». Chaque franc consacré aux intérêts est un franc de moins pour les services publics.
La solution : les recettes propres
Si l’on ne peut ni trop emprunter ni trop creuser le déficit, il reste une voie : augmenter les recettes. C’est tout le sens de la SRMT. Le gouvernement s’est fixé trois priorités pour 2026-2031 : mobiliser davantage de recettes, maintenir le déficit à 3 % du PIB au maximum et améliorer la qualité de la dépense publique, en la recentrant sur l’investissement productif.
Ce qu’il faut retenir
- Déficit 2025 : 3,2 % du PIB (norme : 3 %)
- Dette 2025 : 62,8 % du PIB (plafond : 70 %)
- Objectif : financer le développement par l’impôt plutôt que par la dette
Source : Ministère des Finances et du Budget, SRMT 2027-2031 ; DGEAE, cadrage d’avril 2026.

