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Lundi 5 octobre 2026 Édition Togo

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Économie

Impôts au Togo : comment l’État veut plus que doubler ses recettes d’ici 2031

Le Togo vise 2 109 milliards FCFA de recettes fiscales en 2031, contre 915,5 milliards en 2025. Comment l'État compte y arriver, en clair.

Publié le · 2 min de lecture
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Le gouvernement togolais a fixé un cap ambitieux. Selon la Stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme (SRMT) 2027-2031, publiée par le ministère des Finances et du Budget en septembre 2026, les recettes fiscales liquides doivent passer de 915,5 milliards FCFA en 2025 à 2 109,3 milliards en 2031. C’est 2,3 fois plus en six ans.

Pourquoi l’État a besoin de plus d’argent

Le document dresse un constat clair. La population augmente (8,1 millions d’habitants au recensement de 2022, contre 6,2 millions en 2010), et avec elle les besoins en écoles, en centres de santé, en eau et en électricité. Les dépenses de sécurité progressent face aux menaces dans la sous-région. Les grands projets d’infrastructures coûtent cher. Et l’État reste dépendant des financements extérieurs. Plus de recettes propres, c’est donc plus d’autonomie.

Deux moteurs : la croissance et les réformes

Une partie de la hausse viendra mécaniquement de la croissance. Le PIB nominal, c’est-à-dire la richesse produite en valeur, doit passer de 6 866 milliards FCFA en 2025 à 11 317 milliards en 2031. Quand l’économie grossit, les impôts collectés augmentent aussi.

L’autre partie viendra des réformes. La stratégie prévoit 52 mesures, dont 44 ont un impact financier direct. Leur rendement fiscal additionnel est estimé à 418,1 milliards FCFA sur la période. Ces gains s’additionnent d’une année sur l’autre.

Les trois grands chantiers

La stratégie s’organise autour de trois axes :

  • Élargir l’assiette : faire contribuer le foncier, le numérique, le secteur informel et l’environnement, et réduire les exonérations.
  • Mieux recouvrer : renforcer les contrôles, lutter contre la fraude et améliorer la relation avec les contribuables.
  • Digitaliser : facturation électronique, croisement des données, intelligence artificielle pour cibler les contrôles.

Ce qu’il faut retenir

  • Objectif : 2 109,3 milliards FCFA de recettes fiscales en 2031
  • Point de départ : 915,5 milliards FCFA en 2025
  • 52 mesures, dont 44 à impact financier direct
  • Coût de mise en œuvre : 10,5 milliards FCFA sur cinq ans

Source : Ministère des Finances et du Budget, SRMT 2027-2031, septembre 2026.

À poursuivre