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Lundi 5 octobre 2026 Édition Togo

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Décryptages

Mobile Money, data, impôts : comment le numérique transforme l’économie togolaise

Mobile Money, Internet mobile, fiscalité numérique : comment la transformation digitale redessine l'économie togolaise, chiffres ARCEP et SRMT à l'appui.

Publié le · 2 min de lecture
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Deux documents publiés en 2026 permettent de mesurer l’ampleur de la transformation numérique du Togo. D’un côté, l’Observatoire de l’ARCEP montre comment les usages explosent. De l’autre, la Stratégie de mobilisation des recettes 2027-2031 montre comment l’État compte s’appuyer sur le numérique pour financer son action.

Les usages : une révolution en cours

  • 10,48 millions d’abonnements mobiles au deuxième trimestre 2026, plus que d’habitants.
  • 129 Mo de data consommés par jour et par abonné, soit 72 % de plus en un an.
  • 5,54 millions de comptes Mobile Money, soit 62,9 % de la population.
  • 1 968 milliards FCFA échangés par Mobile Money en un seul trimestre.

Le téléphone est devenu à la fois un moyen de communication, une banque, un point d’accès à l’information et un outil de travail.

L’économie suit

Le secteur des télécoms génère plus de 60 milliards FCFA de chiffre d’affaires par trimestre et investit massivement dans ses réseaux. Selon la SRMT, les services, dont les communications, ont été le principal moteur de la croissance togolaise entre 2021 et 2025. Le Mobile Money facilite les paiements, l’épargne et les transferts, y compris pour ceux qui n’ont pas de compte bancaire.

L’État s’adapte

La stratégie fiscale prend acte de cette mutation. Elle cite l’« accélération de la digitalisation (mobile money, biométrie, connectivité) » parmi les opportunités pour les recettes publiques. Concrètement :

  • la TVA sera étendue aux services numériques fournis par des entreprises étrangères ;
  • les paiements électroniques et la télédéclaration seront généralisés ;
  • la facturation électronique rendra les transactions traçables ;
  • les données de multiples sources seront croisées pour lutter contre la fraude.

Ce qui se joue

Plus l’économie se digitalise, plus les transactions laissent une trace, et plus il devient possible de les mesurer et de les fiscaliser. Pour les citoyens, cela peut signifier des démarches plus simples. Pour l’État, une base fiscale plus large. Le défi sera de préserver la confiance dans ces outils, en garantissant la protection des données et en évitant que la fiscalité ne freine l’inclusion financière.

Sources : ARCEP Togo, Observatoire T2-2026 ; Ministère des Finances et du Budget, SRMT 2027-2031.

À poursuivre